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Défi Mobil’Acteurs 2014, première semaine

Pour plus d’informations, consulter cette page Facebook:
Mobil Acteur – Sebastien

Lundi 15 septembre 2014 matin

 

Lundi 15 septembre 2014 bilan

 

Mardi 16 septembre 2014 matin

Mardi 16 septembre 2014 soir

 

Bilan 16 septembre 2014

Mercredi 17 septembre 2014 matin

 

Bilan 17 septembre 2014

18 septembre 2014

 

Bilan du 18 septembe 2014

Bilan du 19 septembre

Courir plus vite que le métro de Rennes, Récit à froid !

Lorsque j’ai vu à la fin du mois de septembre 2014 la vidéo du défi réalisé à Londres, je me suis dis  tout de suite que c’était un défi pour moi également !

Seulement pour continuer à surfer sur la vague de l’événement il m’a fallu prendre en compte les 3 points suivants :

– Etre le premier à réaliser le défi sur la région de Rennes et donc le grand ouest

– Réaliser le défi avant l’hiver

– Assurer une préparation suffisante pour me lancer dans l’aventure.

Le timing a donc été chargé, et la préparation de 6 semaines un peu juste. Il faut en effet s’entrainer suffisamment mais pas trop pour éviter le surentrainement et les blessures. L’idéal aurait été une préparation spécifique sur 3 mois pour être au top.

Le jour J

En me réveillant ce jour-là j’ai su que ce serait difficile de reprendre la rame, il pleuvait, le sol était glissant les escaliers aussi !

Mes entrainements avaient été efficaces, mais il me manquait encore de précieuses secondes.

Je retrouve John qui va me filmer en vélo, Linda, Angélina, Valérie et Yohan. Ma famille me soutient également. Les médias sont déjà nombreux à vouloir couvrir l’événement! Quel buzz si je réussis en direct.

Je suis parti de la station Villejean Université pour m’assurer une phase de concentration et de préparation. Seulement 6 minutes pour rejoindre Charles de Gaulle.

10h58 c’est le départ, mon fils présent dans la rame m’encourage au départ.

je mets 18 secondes pour monter l’escalator et la vingtaine de marches supplémentaires pour être dehors et attaquer le sprint.

A peine sorti, ce que je découvre dehors est hallucinant, plus d’une centaine de personnes sont présentes à différents endroits du parcours pour m’encourager ou même m’accompagner. Toute cette foule me donne le tournis, je ne suis pas habitué à la popularité. Cela me rajoute de la pression et mon souffle me manquera sur les 900 m.

Le profil de la rue de l’Alma, sur laquelle je sprint est impitoyable, ça monte sur 600 m, puis c’est un plat sur 300m. Je suis parti à une allure de 20 km/h et je finirais à 15 !

La course en elle-même va durer 3 minutes.

La station Jacques Cartier est là !

Il me faudra 25 secondes supplémentaires pour descendre les marches de la station Jacques Cartier.

Etant donné le comité d’accueil, amis, médias et curieux, il m’a été impossible de prendre le risque de descendre plus vite.

J’ai échoué à mon pari de reprendre la rame, mais j’ai réussi le pari fou de rassembler des personnes pour me soutenir dans ma démarche. Notamment une association rennaise qui lutte contre l’Autisme : Autism’Aide 35. Pour les remercier de m’avoir soutenu, j’offre au président de cette association le tee-shirt que j’avais fait réaliser spécialement pour l’événement.

Je retenterais l’année prochaine en 2015 sans la pression des médias et de la foule 🙂 Comme un anonyme avec mes amis.

Pour voir la vidéo officielle du défi sur Rennes: http://youtu.be/HswcvACrd-k Page de l’événement: https://www.facebook.com/CourirPlusViteQueLeMetroDeRennes

Elle a été montée en un éclair par Nils Corbin: https://www.facebook.com/pages/Slinart/924301660931173?fref=ts

 

Mobil Acteur – 80 km a pied pour rendre visite à John et hommage à Hervé Gourdel

Retour sur ma marche de 80 km : Une aventure qui ne s’improvise pas !

Vous êtes très nombreux à me questionner à vous interroger sur la faisabilité et les conditions dans lesquelles j’ai fait cette marche de nuit en une vingtaine d’heures.

Voici un retour sur ma propre expérience qui ne s’appliquera pas forcément à la vôtre, puis le récit de cette nuit:

La préparation : 1/ Vaincre ses peurs: Pour avancer dans la vie, il ne faut pas avoir peur. Peur du noir, de la foret la nuit, de la solitude, peur de perdre, de se tromper, de la souffrance, de la mort et du regard des autres. Et malheureusement, pour beaucoup il n’y a pas d’autres choix que de les affronter.

Dites-moi quelles sont vos peurs je vous dirais comment vous en débarrasser. Ainsi c’est en passant 8 heures dans la foret de Rennes à trouver mon chemin que j’ai pu dompter mes sentiments et impressions négatives. L’esprit est toujours plus à même à penser sereinement lorsqu’il n’est pas mis sous pression ou sous la peur.

J’ai eu la chance également de réaliser un stage de survie d’une semaine avec David Manise au CEETS! Je m’appuie dans la vie de tous les jours sur beaucoup des concepts que j’ai appris ici et de ceux reçus de mon éducation familiale.

2/ Expérimenter toujours plus vite, plus loin, plus fort: C’est en marchant que l’on devient marcheur, j’ai expérimenté plusieurs modes de randonnées: cool à la journée, randos raids sur 5 jours, tour d’une île en mode course, marche de nuits en forets, longues marches de nuit sur la route. Je pratique également la course à pied en privilégient les sorties dans les pires conditions (froid, pluie, neige) lorsque je le peux.

3/ Prendre soin de son corps: Vos pieds pour la marche c’est con à dire mais c’est l’essentiel ! C’est le point de contact entre vous et cette bonne vieille terre. Plus ils seront sains et en bonne santé plus vous irez loin. La distance maximale réalisable dépendra de chacun, des conditions de la marche du terrain de la météo etc…

4/ Prendre le temps de se poser et de réfléchir à ce que l’on a fait et s’en servir comme nouveau point de départ: On apprend jamais mieux que par sa propre expérience. Après l’expérimentation vient donc le temps de la réflexion. Cela se fait assez naturellement mais il faut savoir s’écouter et s’appliquer de nouveaux principes.

5/ S’offrir le matos à la mesure de ses ambitions: N’espérez pas faire 80 bornes avec vos chaussures de ville! Au mieux vous les mettrez à la poubelle le lendemain, au pire ce seront ampoules, entorses, tendinites et autres bobos …. Un bon sac à dos qui tiendra malgré le poids du matériel qu’il contiendra.

La marche de nuit le récit: Voilà comme je l’ai annoncé et préparé je m’apprête à partir de Beaulieu Chimie à Rennes où je travaille. Je dois me rendre à Saint-Jouant-des-Guérets à pieds pour voir John! Mais je pense à Hervé GOURDEL, je suis écœuré par son assassinat… Il est 17h24, je me suis changé pour être à l’aise dans ma marche, j’ai de bonnes chaussures, un pantalon à poches, un tee-shirt thermique à manche longue. Mon sac à dos contient exactement ce que j’ai décrit dans ma vidéo : « Partie 3, le matos : https://www.youtube.com/watch?v=SN12ZUKO5BE  » et un pull en laine sur mon épaule. J’ai ma caméra avec moi et j’ai décidé de filmer un maximum de choses.

Je vois la plupart de mes collègues prendre leur voiture. Ce soir ils dormiront chez eux mais peu soupçonnent ce que je vais réaliser. Beaucoup ne comprendraient pas je pense aussi !

Je monte plein nord à la boussole, le soleil est à ma gauche c’est la bonne direction, mon objectif sortir de Rennes pour atteindre Betton ou Saint-Grégoire. Je passe à côté de pleins de paysages qui me sont familiers, j’y suis passé en voiture, à pied ou à vélo. Au parc des Gayeulles, je rencontre des gens, je leur parle, du défi Mobil Acteurs, de ma marche, ou bien je les écoute me dire ce qu’ils souhaitent ! J’ai trouvé un bâton qui sera mon soutien jusqu’au lendemain.

Saint-Grégoire ou Betton ? Finalement j’arrive et m’installe sur le canal à Betton derrière le restaurant « Dupont et Dupont » pour manger un peu et boire un café. J’en profite pour enlever mes chaussures et éviter au maximum la transpiration. Du talc pour assécher et éviter ainsi de futurs frottements c’est ce qu’on utilise pour les fesses de bébé, ça sera parfait pour mes pieds. Pendant que je me repose 5 mn une personne ne s’arrête pas loin pour prendre des magazines à la disposition de tous. Nous parlons et je lui raconte mon défi… Il ne me croit pas … il doit penser que je suis un sdf ou un illuminé en manque de sensations fortes, il repartira sans m’avoir laissé lui dire un mot sur mes intentions. Finalement lequel de nous deux était le plus illuminé ?? Il est 20h30, je reprends ma route direction Chevaigné, Saint-Germain-sur-Ille, Saint-Médard-sur-Ille, Montreuil-sur-Ille. Je passe par la route, le soleil se couche laissant progressivement place à une nuit sans lune! Ce sera plus dur pour marcher sans elle car il y aura moins de lumière et plus de difficultés d’orientation.

La nuit est belle ce soir-là, sorti de Rennes, le ciel est magnifique et très étoilé! Aucun de mes appareils (téléphone et caméra) n’arrivera à réaliser un instantané de ce que je vois. Ce n’est pas grave la nuit est à moi ce jour-là. Il est temps de s’équiper ! Brassards, lampe frontale, torche … Tous les moyens sont bons pour être visible tout en permettant un déplacement discret. Je me déplace toujours ainsi pour respecter la nature, en faisant le moins de bruit et de luminosité. Je croiserais oiseaux, hiboux, chauves-souris, vaches, moutons, ragondins etc … dans leurs propres habitats. C’est un réflexe de scout J

A la sortie de Montreuil-sur-Ille je me prépare un nouveau café, aucun endroit pour se poser alors je squatterai le rebord de la fenêtre de la dernière maison que je croiserai. Dans un premier temps assis au bord de la route, je devrais rester debout car les voitures passeront trop près de mes pieds. J’ai croisé une entreprise peu de temps avant, des gens travaillent pendant que je marche ! Alors je pense à mon papa qui, à 60 ans travaille encore quelques nuits par mois ! S’il avait travaillé cette nuit nous aurions pu pour une fois nous soutenir moralement ensemble.

Les portions entre « Montreuil-sur-Ille et Dingé » et « Dingé et Combourg » sont longues, très longues. Je commence à être fatigué, je m’arrête parfois au milieu de la route pour me reposer, debout la poitrine appuyée sur mon bâton, mes yeux se ferment et j’aimerai dormir. Je ne peux pas rester là, c’est beaucoup trop dangereux, alors il faut bien continuer à marcher. Chaque ville que je traverse est sombre, les lumières sont éteintes, le gens dorment ! Je ne croise que rarement des habitants qui bien souvent sont plus effrayés par ma présence à cette heure tardive que l’inverse ! Je pense à beaucoup de choses, à beaucoup de personnes …

J’arrive à Combourg « Berceau du romantisme, merci Linda !  » vers 4h30 ou 5h je ne sais plus ! C’est une grande ville à traverser, heureusement que les lumières sont presque toutes allumées. Je cherche une boulangerie pour trouver un peu de réconfort, car je suis fatigué, je commence à souffrir des jambes, et je voudrais manger un peu autre chose que ce j’ai dans mon sac. Mais à 6h seul le boulanger est debout mais le commerce est fermé.

Je me résous à devoir attendre encore 2 bonnes heures et demies en marchant Je ne pourrais trouver une boulangerie qu’à Lanhélin. La route est toujours aussi longue même avec mes pauses au bord de la route de micro sommeil! Je somnole mais les voitures passent vite, très vite, alors c’est le moment pour moi de trouver de l’énergie au travers de ma musique. Musique sélectionnée par une amie spécialement pour l’événement. Le jour s’est levé je suis plus visible alors je peux me permettre d’occuper mes oreilles.

J’atteins enfin Lanhélin et m’achète un pain au chocolat dans la première boulangerie que je croise! Ça fait du bien c’est la bonne nouvelle, la mauvaise est qu’il me reste encore 20 bons km soit 5 de marche encore. Je pensais avoir marché plus que ça ! Bon j’en achète un deuxième pour avoir plus de force. J’étais loin de me douter de la surprise qui m’attendait sur la route en direction de Miniac Morvan ! 3 amies s’arrêtent au bord de la route pour m’accompagner dans ma marche mais aussi pour m’offrir des pains au choc tous chauds ! Waou ça fait chaud au cœur et à l’estomac. D’autant qu’ils m’ont été offerts par la boulangerie du coin à Rennes. Je ne manquerai pas de les remercier par la suite.

C’est l’estomac rempli et le cœur plein de courage que je vais à Miniac-Morvan, et Châteauneuf d’Ille-et-Vilaine, dernières villes avant d’arriver à destination. Mais le chemin est compliqué, car je n’ai pas pu prendre la 4 voies comme indiqué dans l’itinéraire que l’on a fait pour moi J J’emprunte un tas de petites routes sans directions ! Mais où est Saint-Jouant-Des-Guérets ? Je passe une fois, 2 fois sous la rocade, demande 4 fois ma route mais rien n’y fait aucune pancarte du village de John ?

11h30, je suis contacté par le journaliste local du Télégramme, il me demande quand je vais arriver, pour réaliser son reportage ? Je me dis que je suis à 4km donc 1h de marche. 12H30 toujours pas de John, malgré que l’on soit en contact par téléphone, je ne le trouve pas.

Il m’attend pas loin, il a une surprise pour moi, il faut que l’on arrive ensemble au village.

13h20, je vois John en haut de la cote en direction de Saint-Jouan, je ne peux plus marcher cette fois c’est trop tard : J’ai perdu trop de temps à chercher ma route et je n’ai pas pris le temps de m’occuper de mes pieds. J’ai une grosse ampoule sous le coup de pied de chacun de mes pieds. Chaque pas est terriblement douloureux, pourtant je sais et je connais comment me soulager rapidement. Il faut percer les ampoules pour relâcher la pression. Pendant la descente de John, je m’assoie, stérilise une aiguille avec mon briquet. Je prends du fil et perce une ampoule. Il faudrait que je prenne plus de temps, mais John et sa sœur sont là pour moi ! Alors je me remets debout ! Prêt pour les 500 derniers mètres, et arriver à la mairie, voir le journaliste et en finir avec cette marche ! J’ai la tête qui tourne à cause de ce soin trop rapide et je me sens mal ! Je ne le dirais pas, je tiendrai jusqu’au bout

John me donne une bouteille d’eau, il a vu juste mes 3 litres d’eau sont épuisés et j’ai soif ! Merci elle est fraîche en plus ! J’accroche sur mon torse un message de soutien à Hervé et sa famille que John a préparé et l’on marche tous les 3 à mon rythme, mes jambes sont arquées car je ne peux plus poser aucun de mes pieds sur le sol, la pression de mon poids et devenue trop importante !

Le journaliste est la comme prévu, ça fait presque 2 h qu’il m’attend alors je m’excuserai de mon retard avant de le saluer, de répondre à ses questions chez John, qui s’occupera de moi comme de son propre frère !

La Suède en 6400 km

Voyage au nord de l’Europe en camion

Après plusieurs expériences réalisées (raids à pieds, randonnées de nuit), je souhaite réaliser un rêve d’enfance. Celui de voyager en Europe et de me rapprocher du pôle Nord. Pour cette fois je serais aux portes uniquement puisque la destination de mon voyage est Stockholm et en été de surcroit.

J’ai commencé en 2012 à vouloir vivre et suivre mes rêves.

Première expérience, un retour à la nature par une marche de 120 km reliant Saint-Brieuc et Saint-Malo par le sentier côtier. 5 jours de marche et 4 nuits toutes aussi différentes que surprenantes (dormir dans une cabane d’enfants, dans un hamac, ou par terre). Le corps s’habitue à la vie qu’on lui impose !

Puis le tour de Belle-Ile en 3 jours, mais j’y suis resté 5 avec un petit sac à dos de 30l ! Tombé amoureux de cette ile.

Deux marches de nuit au départ de la gare de Rennes et à destination de Saint-Malo et le mont Saint-Michel. A chaque fois un départ à la tombée de la nuit pour arriver à destination le lendemain après-midi et environ 80 km à parcourir le plus vite possible.

Ensuite une nuit passée en forêt histoire de vaincre certaines peurs, suivie d’un stage de survie au CEETS dans la Drôme. Stage mené par une main de maitre en la présence de David Manise où j’ai appris les fondamentaux de la survie.

Aujourd’hui c’est un périple dans mon camion que je m’apprête à réaliser. 4 semaines sur la route, entre 6 et 7000 km, 6 pays (Allemagne, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Danemark et enfin Suède). Traverser les plus grandes villes, y gouter toutes les joies et subtilités culinaires, rencontrer des gens et partager leurs expériences et mode de vie !

Mon voyage est très peu préparé, je souhaite laisser une part d’inattendu à mon périple, demander ma route, les lieux où je dois aller, ce que je dois visiter ! L’incontournable de chaque pays m’y sera conté sur place par ceux qui savent le mieux en parler.

Je vais vivre pendant ces 4 semaines dans mon camion, un Renault Trafic de 2003 acheté en septembre 2013. Il aura fallu 8 mois pour réaliser cet aménagement, le penser, le concevoir le réaliser, s’assurer que c’est solide et fiable. Aujourd’hui c’est l’épreuve du feu ! Je devrais emporter tout le nécessaire à mon voyage, souhaitant investir sur place au minimum.

Carnet de bord du voyage

25 juillet 2014: Dampierre en Yvelines, première halte où j’y retrouverais une amie pour la soirée. Nous étions dans une des chambres d’hôte proposée par « Le jardin aux Epilobes ». C’est un très bel que je recommande vivement pour se ressourcer. La propriétaire est une femme très accueillante et respectueuse de l’intimité de ses convives. Nous avions une maison ici en photo avec la propriété.

26 juillet : 12h30, départ vers l’Alsace, Haguenau pour aller passer un peu de temps avec mes amis. Vers 19h mon camion tombe en panne à Vandoeuvre les Nancy. Ironie du sort, j’ai du m’arrêter tant bien que mal à 500 mètres de mon premier appartement. Je l’occupais dans les environs de Nancy entre 2000 et 2002 ! Finalement j’arriverai chez mes amis vers 21h.

Le voyage commencera vraiment le 30 juillet : 12h Lembach – Château de Fleckenstein

16h30 : Landau

Mon école et la balançoire avec laquelle je jouais 30 ans après, séquence émotion:

31 juillet : Kaiserlautern

 

1° Aout : Trier
Fête du vin. Je passe la soirée avec un groupe de jeunes qui m’a gentiment proposé de les accompagner! Histoire de ne pas rester seul.

2 aout : Luxembourg
Première douche prise à la gare. Tarif : 7€ c’est cher surtout pour ce que c’est …

20h : Concert philarmonique – place d’arme

01h50 : Je suis réveillé dans mon camion, par l’impression du gravier tombe sur le toit de mon camion. Le temps d’émerger de mon sommeil et l’on est en train de me casser ma petite vitre passager. J’ai eu le temps de faire fuir le voleur sans qu’il ait pu prendre mon sac, mais la porte était ouverte, ca s’est joué à quelques secondes.

3 aout :


Le lendemain de l’agression, à 11h, je porte plainte au bureau de Polizei de la gare. J’y rencontre des jeunes qui se sont faits agressés physiquement pour 30-50 € ! Je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’insécurité dans ce pays.

13h : Ingeldorf

17h : Malmedy

4 aout : 11h Spa – baignade aux thermes, et passage dans les bains naturistes

 

15h Verviers, je fais réparer ma vitre chez Carglass.

18h Maastricht, ca y est je suis aux Pays-Bas, c’est un pays que je découvre et que je ne connaissais pas avant, contrairement à l’Allemagne. Je rencontre Tinka et Chloé, 2 très jolies hollandaises qui me tiendront compagnie à la table de restaurant où je dine.

5 aout : Eindhoven

18h Amsterdam ! J’y resterai la soirée et une partie de la journée du lendemain. Cette une ville incroyable, pleine de canaux, de petites rues, de quartiers … C’est beau et dépaysant. Le quartier rouge est à la hauteur de sa réputation

 

6 aout : 18h Leewarden

Impossible de retirer de l’argent car la swipe de ma carte est cassée. Tous les distributeurs se mettent hors service

7 aout : 9h Oudeschamps

12h30 : Bremen

18h30 : Flensburg

8 aout : Malmö

Resto Bullen , rencontre d’un couple

Paddy’s, rencontre Nina, soirée avec Zandra et Shirit

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9 aout : footing

Horte Hamn

10 aout : Rencontre de 2 kosovars, 1 polonaise, 1 israélienne

J’étais parti me coucher de bonne heure, mais ce groupe est venu faire un barbecue

11 aout

12 aout : Stockholm

Ikea la conclusion

Boite de nuit gratuite en semaine : TRADGARDEN

Rencontre de Thérèse Rosenberg

14 aout : 13h Uppsala

15 aout : Party Peace

 

16 aout : Bass Party au Interpool

Rencontre de Maria

18 aout: Jönköping

19 aout: Värnamo

Festival

20 aout: Malmö

21 aout: Osnabrück

Plein d’essence impossible à payer

Diner au Maredo

Bar

Discothèque Alando

Nize Club

23 aout : 00 :30 retour à la maison

Race The Tube Rennes ou courir plus vite que le métro de Rennes

Projet Race The Rennes Tube – Courir plus vite que le métro de Rennes

Le projet

Suite à la réalisation d’une course contre le métro à Londres et du buzz qu’elle a donné lieu, Je me suis lancé le défi de réaliser la même chose sur Rennes. En effet j’ai trouvé la performance et l’idée très impressionnantes !et notre ville dispose d’un métro ! Ce défi n’a pas encore été réalisé sur Rennes, je vais le tenter le premier.

Voici le lien vers la vidéo Race the tube : www.youtube.com/watch?v=PH_Z8Ghuq6E

Le défi est le suivant : Sortir d’une rame de métro en courant et la rattraper à la station d’après en réalisant une course à pied en sprint.

Je réaliserai ce défi sans soutien extérieur de quelconque entreprise, association ou sponsor. Il n’est pas organisé. Je n’ai donc à ce titre reçu aucune aide qui me permette de mener à bien ce projet.

Pour une cause : Soutenir la lutte contre l’autisme et les TED

Je souhaite dédier tous mes entrainements et la réalisation de mon défi au soutien à ceux qui se battent contre l’Autisme et les Troubles Envahissants du Développement (TED). Aux parents d’enfants atteints par ce handicap mais aussi aux adultes.

De par mon action et ma volonté dans l’effort à relever des challenges, je souhaite montrer que dans la difficulté, seuls qui ceux qui se battent peuvent espérer obtenir une réussite.

La phase d’entrainement et le repérage

1/ le parcours

Avant de commencer l’entrainement, il m’a fallu sélectionner le parcours et les stations de départ et arrivée.

Mes chronos et repérages m’ont rapidement fait prendre conscience d’une chose : Le métro va vite, très vite ! Et chaque distance séparant 2 stations entre elles est environ de 500 mètres. Le métro parcourt cette distance en 1 minute en moyenne, à l’exception du trajet « Gares » -> « Jacques Cartier » où le temps de parcours est de 1minute et 30 secondes.

De rapides calculs me font prendre conscience qu’il n’est pas envisageable de réaliser ce défi entre 2 stations seulement, même sur le trajet d’1 minute et 30 secondes.

Prenons par exemple ce trajet : Disons environ 20 secondes pour sortir et descendre des stations soit 40 secondes en tout, il reste 50 secondes pour parcourir 850 mètres, ce qui reviendrait à courir à une vitesse de 61 km/h. Ce qui est impossible même pour le meilleur sprinteur au monde !

Il faut donc ruser, tromper le métro, profiter de détours. La démonstration précédente montre qu’il est impossible sur la ville de Rennes de réaliser le défi tel que réalisé à Londres, il faut sauter une station.

La solution se trouve finalement entre les stations « Charles de Gaulle » et « Jacques Cartier » en profitant d’un arrêt et d’un large détour du métro.

tracé ligne a
Voici le trajet tel qu’il est réalisé par le métro sur la ligne (a) :

(Source : http://www.loomji.fr/rennes-35238/metro)

On voit nettement que le métro effectue une boucle entre les stations « Charles de Gaulle » et « Jacques Cartier » par la station « Gares ».

C’est ici la solution : la distance que parcourt le métro entre ces 2 stations est d’environ 350 + 850 mètres soit environ 1200 mètres. Le temps qu’il met est proche de 3minutes.

A pied, le trajet serait le suivant : une ligne droite par la rue de l’Alma d’environ 900 mètres.

trace parcours

(Source : http://www.calculitineraires.fr)

Reprenons nos calculs :

Environ 3 minutes :

  • 20 secondes pour sortir,
  • Sprinter 900 mètres en 2 minutes et 20 secondes,
  • 20 secondes pour descendre.

Ce qui revient maintenant à faire 900 mètres en 2 minutes 20, soit maintenir une vitesse de 23 km/h

L’itinéraire est sélectionné et il est réalisable ! Reste plus qu’à s’entrainer.

 

2/ Un entrainement adapté mais sans aucune discipline de référence

Le défi va consister à sortir de la rame de métro à « Charles de Gaulle », courir dans un escalator, puis 21 marches, enchainer un sprint à 23 km/h sur 900 mètres et descendre ensuite les 91 marches à « Jacques Cartier » le plus rapidement possible.

Le profil de la rue de l’alma entre les 2 stations n’est pas plat, il est en légère montée sur 600 mètres puis plat et en descente sur 200 mètres.

Pour la phase de descente d’escaliers, il faut prendre en compte ces éléments :

  • Ne pas tomber, glisser ou encore se tordre une cheville

–          Ne pas se tromper de direction car il y a 2 sens et dans la précipitation l’erreur est vite commise.

Pour la préparation, j’ai sélectionné ce profil d’entrainement :

  • Sprints sur 400 et 800 mètres réalisés sur l’avenue de la Hublais à Cesson-Sévigné. Cette avenue présente une montée comparable à la rue de l’Alma.
  • Montée de marches et descente
  • Sorties de métro (escalator + marches) et enchainements de sprints sur 100, 200, 400 et 800 mètres.
  • Descentes de marches rapides à Jacques Cartier et analyse du trajet le plus optimal.

–          Endurance soutenue pure sur 1h

J’ai enchainé ces séances sur 6 semaines en évitant le surentrainement et les blessures. Je garderais un temps de repos avant l’épreuve de 5 à 6 jours.

Il n’existe pas ou pas encore de fédération sportive « Race The Tube », les plans d’entrainements à ce type d’exercice sont difficiles à réaliser et à trouver. IL revient donc à chacun de trouver ses exercices en fonction de sa propre expérience. Ceci rajoute une difficulté au challenge.

Chaque entrainement dans le métro s’est accompagné de l’achat d’un ticket.

La réalisation :

1/ La date

Le défi « Courir plus vite que le métro de Rennes » ou Race the Rennes Tube sera tenté le 11 novembre 2014 entre 11h et 12h.

2/ le parcours

Je vais partir de la station « Villejean-Université » en ayant composté mon titre de transport vers 11h et défierai le métro une fois arrivé à la station « Charles de Gaulle » pour retrouver la même rame 2 stations ensuite à « Jacques Cartier ». J’effectuerai un sprint entre la sortie de la station de métro et l’entrée de la suivante en prenant la rue de l’Alma.

Les 2 stations n’étant pas du même côté de la rue, il me faudra la traverser. Ceci se fera aux environs du 10 rue de l’Alma, en profitant du terre-plein central pour ne pas ralentir ma course en cas de circulation importante.

trace parcours_1

(Source : http://www.calculitineraires.fr)

Je vais rester ensuite sur le côté droit de la route jusqu’à ce que j’atteigne la station Jacques Cartier.

D’importants travaux sont à noter peu avant l’arrivée à la station en face la prison :

 

(Source : http://www.calculitineraires.fr)

3/ Réalisation de la vidéo avec des amis

Le défi Race The tube est également caractérisé par une musique et un film réalisé en temps réel. J’embarquerai une caméra sur moi et un ami me filmera de dos en me suivant en vélo. Plusieurs amis seront également présents dans la rame de métro pour filmer mon départ, le trajet du métro et l’arrêt à la station « Gare ». Des prises vidéo seront bien venues également en haut de l’escalator à la station « Charles de Gaulle », le long de la route sur le trajet que je vais emprunter ainsi que dans les escaliers à « Jacques Cartier ».

La vidéo ainsi réalisée et montée sera mise en ligne sur ma chaine YouTube à cette adresse : https://www.youtube.com/user/MrSebastienPhilippe/videos

Quelques consignes de sécurité

Afin que la réalisation de ce défi se fasse dans un esprit convivial et sécurisé, je souhaite préciser, rappeler quelques consignes. Un certain nombre de personnes souhaitant assister et me soutenir dans la démarche.

Métro : Merci à toutes les personnes assistant à mon défi de ne pas se mettre en danger par des actions dangereuses. Le métro reste un lieu dangereux si les consignes de sécurité imposées par le service du « Star » ne sont pas respectées.

Escalier : Merci de ne pas stationner dans les escaliers des stations « Charles de Gaulle » et « Jacques Cartier » sauf si bien sûr en tant qu’usagé, vous souhaitez utiliser ce transport. Rue de l’Alma : Le trottoir droit de la rue de l’Alma est assez étroit, il est préférable de stationner plutôt sur le trottoir de gauche. Cette rue est très passante, il y a de nombreux carrefours et des travaux. Merci de faire attention à votre sécurité et celle des autres.

 

Et après ?

Définition du mot défi selon le dictionnaire le Petit Larousse :

Défi : n.m. (de défier). 1. Anc. Action de défier en un combat singulier. 2. Action de défier qqn à un jeu, une compétition. Lancer un défi <> Accepter, relever un défi, y répondre. – Mettre qqn au défi de (+inf), le provoquer à une entreprise impossible ou dont on l’estime incapable.

Si je pouvais prédire à l’avance de l’issue d’un défi, je serais un devin ! C’est pourquoi j’envisage 2 solutions :

1/ je rattrape la rame de métro que j’ai quittée : Je rejoins ceux que j’ai laissé dans le métro. Je sortirai à la station « Clémenceau » pour prendre le métro dans l’autre sens. Je remonterais sur l’esplanade Charles de Gaulles pour y retrouver amis, médias, curieux etc … afin de pouvoir échanger avec eux.

2/ je ne la rattrape pas : Je remonte les escaliers et je retourne à l’esplanade Charles de Gaulles en courant pour un debriefing J. Les personnes qui m’auront accompagné dans le métro pourront si elles le souhaitent m’y retrouver.

« Mes actions sont mesurées et préparées. N’essayez pas de les reproduire et ne vous mettez pas en danger. » « Mon défi c’est mon combat ! Mon défi pour battre le métro de Rennes, mon combat pour faire de mon enfant un adulte comme moi ! »

Sébastien PHILIPPE – 5 novembre 2014

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